BREAKING NEWS

[5]

Namibie - la savane du Namib


Nous voici à présent en bordure du plus grand désert côtier d’Afrique australe : le Namib. Il alterne zones arides avec 100% de dunes (comme à Sossusvlei) et zones semi-arides, de savanes, comme c’est le cas pour le paysage ci-dessous. Nous allons passer deux journées dans un camp situé dans cette réserve privée de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Le paysage, magnifique, abrite une faune variée que nous allons découvrir.

la savane du Namib
la couleur incroyable du Namib

La réserve alterne savane plate et collines rocailleuses. La savane (photo ci­-dessous: en route vers notre camp juchés sur le toit du camion) est le milieu typique des zones semi-­désertiques. Cette végétation est composée de plantes herbacées (des graminées), et irrégulièrement parsemée d’arbres ou d’arbustes. Ce tapis d’herbe peut atteindre les trois mètres de hauteur en pleine saison des pluies. Les graminées possèdent un réseau dense, inextricable, et profondément ancré, de racines, ce qui interdit l’installation d’autres espèces végétales, et qui permet une résistance accrue aux incendies, qu’ils soient naturels ou d’origine anthropique. Signalons enfin que ces herbes meurent chaque année à l’issue de la période sèche, mais qu’elles régénèrent grâce aux graines dès les premières pluies. Plus bas, une colline avec une forme bien reconnaissable, la « chocolate hill »…

la savane dorée du Namib
la savane dorée du Namib

savane du Namib
chocolate hill


1
2
Polihierax semitorquatus
3
4
Acanthoplus discoidalis
5
Helichrysum roseo-niveum
6

1 - lever de soleil depuis notre tente sur la savane parsemée de petits buissons secs, à feuilles caduques
2 - On aperçoit notre camion sur la photo de droite, à la limite entre l’ombre et le soleil.
3 - A plusieurs reprises, nous avons pu surprendre ce superbe petit rapace, le fauconnet d’Afrique (Polihierax semitorquatus)
4 - vue de la savane avec quelques arbres parsemés
5 - Acanthoplus discoidalis
6 - Helichrysum roseo-niveum

Le Républicain social (Philetairus socius) n’est pas ce que l’on pourrait appeler un oiseau craintif et passant inaperçu !! Les larges colonies de ces passereaux endémiques de cette région d’Afrique construisent des nids gigantesques (voir photos ci-dessous) allant parfois jusqu’à envahir des arbres entiers, ou des hauts de poteaux télégraphiques dans les zones ou les arbres se font rares !! Cet individu apporte son herbe à l’édifice.

Philetairus socius
Républicain social (Philetairus socius)

Ces nids font partie des plus grosses structures que l’on puisse trouver dans le monde des oiseaux. Ils peuvent contenir des centaines d’oiseaux dans un des innombrables nids composites (notez à droite la forme d’alvéole qui permet de bien se rendre compte que le nid du Républicain est en fait un assemblage de nids). C’est ça la vie en communauté : on travaille ensemble, on dort côte à côte.



savane Namib
Véro parmi les gros blocs surplombant le camp lors d’une marche de quelques heures en plein cagnard. Nous ne verrons pas grand chose, c’est le moins que l’on puisse dire, mais le paysage vaut le coup.

Tragelaphus strepsiceros
Nos premiers grands animaux de ce séjour africain, des Grands koudous (Tragelaphus strepsiceros). Ces immenses antilopes peuvent atteindre chez le mâle plus de 1 mètre 50 de hauteur, et peuvent donc profiter de cette grande taille pour accéder à de hautes branches dans les acacias ou autres arbres de la savane. Ils ne sont dépassés en cela que par les girafes. Ils sont souvent inféodés aux savanes parsemées, comme c’est le cas ici, de collines rocailleuses. Comme chez beaucoup d’antilopes, plus les cornes du mâle sont grandes et spiralées et plus son influence dans un groupe est importante. Les koudous sont relativement sédentaires mais ont besoin d’eau très fréquemment et sont parfois amenés (surtout en Namibie où l’eau est rare) à effectuer des migrations très longues à la recherche d’une mare. Ils viennent boire tôt le matin ou au coucher du soleil et restent au repos à l’abri durant la journée.

Lions, léopards et lycaons sont leurs trois principaux prédateurs (le guépard est trop petit pour lutter contre un koudou mâle et se reportera plutôt vers les jeunes ou les femelles). Un koudou n’étant pas très rapide à la course, il essaiera d’échapper au regard de ses ennemis en se réfugiant dans des rochers ou des terrains difficiles. Abusivement chassé, il nécessite un aménagement de conservation. Il bénéficie en revanche, parfois, de l’Homme en allant boire à des points d’eau artificiels, colonisant ainsi des espaces qu’il n’aurait jamais pu habiter autrement.

Antidorcas marsupialis
Un Springbok (Antidorcas marsupialis), le symbole d’Afrique du Sud ! Cette gazelle de taille moyenne (75 centimètres) pour un poids d’une quarantaine de kilos est réputée pour ses sauts de plus de 4 mètres lorsqu’elle est poursuivie par un prédateur. Son nom signifie d’ailleurs « bouc sauteur ». Quant au nom latin « marsupialis », il vient d’une curieuse particularité du pelage : le long du corps la peau forme un bourrelet replié comme une poche (les marsupiaux ont une poche, mais pour une toute autre utilité ! ) qui s’agite lorsque l’animal saute, déployant une sorte d’éventail blanc. Cela lui est utile lors des parades nuptiales pour attirer une femelle. Un Sprinbock peut détaler à plus de 80 km/heure ! La caractéristique la plus impressionnante est sans nul doute sa possibilité… de ne jamais boire ! En effet, le Springbok tire l’eau dont il a besoin de ses aliments (feuilles, graminées) et peut se passer de boire durant des années, voire même, cas extrême, durant toute sa vie !! Tout comme le koudou, il est victime d’une chasse excessive.

Antidorcas marsupialis
Springbok (Antidorcas marsupialis)

Oryx gazella
Un Oryx gazelle, ou Gemsbok (Oryx gazella). Les Oryx, d’une taille d’un mètre quarante pour 250 kilos, sont aisément reconnaissables à leur tête bicolore noire et blanche, leur corps gris avec deux parties plus claires sur l’arrière-train et une longue queue noire. Les pattes se terminent par deux « chaussettes » blanches. Les Oryx vivent généralement en groupes de 10 à 40 têtes, dans lesquels on trouve un mâle dominant, quelques autres mâles et des femelles. Les individus vivant dans les milieux arides de Namibie ont moins besoin d’eau que leurs congénères vivant plus au nord. Ainsi, on trouve même dans ce pays des Oryx arpentant les dunes de sable du désert, et, tout comme les Springboks, ils peuvent se passer entièrement d’eau, tirant des plantes les substances nécessaires à leur survie. Les cornes sont très longues (jusqu’à 90 centimètres) et parfaitement droites. Les femelles en ont également, et même encore plus élancées que les mâles, mais plus fines. 

Nous finissons notre séjour dans ce magnifique endroit par une sortie vers quelques dunes rouges pour profiter des couleurs du coucher de soleil. Les oxydes ferreux contenus dans le sable donne une peinture incroyable (on rapportera d’ailleurs du sable en souvenir dans de petites bouteilles en plastique…) Pur moment de bonheur… Avant de filer voir, dès le lendemain, des dunes encore plus immenses : Sossusvlei !




dunes Namib
quel coucher de soleil sur les dunes ocres !

[full_width]
Namibie - la savane du Namib Namibie - la savane du Namib Reviewed by RENOULT on 10 mars Rating: 5

Aucun commentaire: