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Chili - Parc national de Lauca

Parc national de Lauca

Le parc national de Lauca est situé dans l’extrémité nord du Chili, à quelques kilomètres de la Bolivie et du Pérou, dans la cordillère andine. Malgré un climat sec, ce n’est pas non plus désertique comme sur la côte, et les 200 mm de pluie par an permettent l’installation de nombreux lacs et marécages. Les paysages de toute beauté s’organisent autour d’un joyau, le lac Chungara, un des plus hauts au monde, dominé par la silhouette parfaite du volcan Parinacota.
A en tomber à la renverse : le volcan Parinacota se dresse au-dessus de la lagune de Cotacotani. Située à quelques kilomètres au sud du lac Chungara, cette lagune, à 4517 mètres d’altitude, en est séparée par des roches volcaniques, mais reste alimentée par des eaux souterraines venant du Chungara. Sa principale caractéristique, outre le fait d’être un des plus hauts lacs au monde, est de posséder de nombreux îles et îlots en son centre, qui sont en fait des protubérances de lave créées par les émissions volcaniques. Quelques marécages en périphérie complètent ce site de 21 km², pour une profondeur moyenne de dix mètres.

d’Arica à la Lauca

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1 - pour se rendre dans la Lauca, il suffit de monter 4600 mètres depuis l’océan ! En quelques heures, on passe en effet de la côte rocheuse de la grande ville d’Arica aux volcans enneigés dominant l’altiplano ! Une vallée fertile, véritable serpent de verdure, se faufile parmi les dunes du désert.
2 - un Guanaco – Lama guanicoe, reconnaissable à sa face noire. Il est apparenté au lama mais n’a pas, contrairement à ce dernier, été domestiqué. On le retrouve du Pérou à la terre de feu. Ces camélidés vivent en groupes de femelles incluant les jeunes et un mâle dominant. Quant aux jeunes mâles, ils peuvent voyager en hordes de 50 individus. Comme pour d’autres mammifères de ces hautes altitudes, l’hémoglobine des guanacos possède un taux élevé de globules rouges (quatre fois plus qu’un humain).

Un splendide specimen de cactus candélabre Browningia candelaris. Ce grand cactus pouvant atteindre 6 à 7 mètres de haut est enblématique de la montagne nord-chilienne, et l’on peut en voir en grand nombre depuis la route reliant Arica à Putre. Le tronc très épineux est unique, comme un saguaro normal, mais se divise soudain en une multitude de branches, donnant cet aspect caractéristique de candélabre. Notez l’absence d’épines sur ces dernières branches sommitales. Ce cactus est capable de se développer sur des pentes rocheuses arides qui ne voient pas d’eau pendant des années : soit la plante est capable de stocker des réserves, soit elle sait profiter des quelques gouttes de rosée lors des brouillards qui, eux, peuvent survenir plus fréquemment.

la plante verte en forme de coussin au premier plan s’appelle la Yareta – Azorella compacta. Son feuillage persistant pousse très lentement (un millimètre par an en moyenne) et certains individus sont âgés de 3000 ans ! Elle a besoin d’un très fort ensoleillement et n’est pas tolérante à l’ombre. Auto-fertile, elle possède à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles. Elle pousse de manière très compacte afin de réduire les pertes et le plus possible au ras du sol, où la température est plus haute de 1 à 2 degrés.

Parc de la Lauca

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1 - arrivée avec le souffle coupé (non par l’altitude mais par la beauté des paysages…) …
2 - promenade pour un grand bol d’air frais (c’est le cas de le dire) autour de la lagune de Cotacotani…
3 - vol de Flamants au-dessus de la lagune. Trois espèces de cet oiseaux habitent les eaux glaciales de l’Altiplano…

Vue sur la lagune Cotacotani et ses nombreux îlots. La nuit, l’eau gèle complètement pour dégeler en partie durant quelques heures la journée.
Le volcan Parinacota et ses 6348 mètres reflète ses pentes enneigées dans le lac Chungara, créé il y a 8000 ans par une éruption cataclysmique (de gros blocs ont formé une sorte de barrage retenant les eaux drainées par les pentes, formant le lac). Le lac, profond de 33 mètres au maximum, est un des plus hauts au monde, à 4517 mètres.

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