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Afrique du Sud - les manchots du Cap de Boulders

 les manchots du Cap de Boulders

Sur la route du Cap de Bonne Espérance se trouve Boulders Beach, une des trois colonies les plus importantes au monde de Manchots du Cap Spheniscus demersus

Manchots du Cap Spheniscus demersus
situation de la colonie et autre faune aviaire

Petit village de pêcheurs sur la côte Est du Cap, en direction de Simon’s Town. La photographie est prise depuis le train qui part du centre de Cap Town et file en longeant la mer jusqu’à Simon’s Town, son terminus


Pintade de Numidie – Numida meleagris

Vanneau couronné – Vanellus coronatus
Ouette d’Egypte – Alopochen aegyptiaca

Bulbul du Cap – Pycnonotus capensis




False Bay en arrière plan et la plage de Boulders et ses gros rochers ronds au premier plan.
la colonie de manchots du Cap

 C'est le navigateur portuguais Vasco de Gama qui, au XVème siècle, mentionna pour la première fois ces petits manchots du Cap. Aujourd’hui, leur population est en continuelle chute, puisque de plus d’un million et demi de specimens au début du siècle dernier, on n’en compte plus aujourd’hui que 170 000 répartis sur quelques sites d’Afrique du Sud et de Namibie. L’immense majorité des manchots vivent sur de petites îles, mais deux belles colonies se trouvent sur le continent, dont la récente colonie de Boulders Beach. En effet, ce n’est qu’en 1983 que les premiers manchots se sont installés dans cette région déjà occupée par l’Homme. Aujourd’hui on en compte 3000 !

Ces manchots à la livrée noire et blanche mesurent 70 centimètres à la taille adulte, pour un poids compris entre 2 et 5 kilos. Ils possèdent des glandes roses au-dessus des yeux, qui jouent un rôle de thermo-régulateur : en effet, s’il fait trop chaud, du sang va s’accumuler dans ces glandes, sang qui sera refroidi par l’air environnant, rendant les poches plus roses.
Manchots du Cap Spheniscus demersus


Manchots du Cap Spheniscus demersus


Manchots du Cap Spheniscus demersus

Manchots du Cap Spheniscus demersus

Manchots du Cap Spheniscus demersus




Quant aux deux couleurs de leur plumage, c’est pour une question de camouflage : blanc sur le ventre pour échapper aux prédateurs venant du dessous et noir sur le dos pour ceux observant depuis le ciel puisque le manchot se confondra plus facilement avec les eaux sombres de l’océan. Les messieurs sont un peu plus grands que mesdames, mais les plumages sont identiques. On l’appelle aussi parfois Manchot Jackass, du fait de son cri très perçant lors des parades nuptiales.






La période nuptiale commence en février et les femelles pondent deux oeufs sans le sol. L’incubation dure un peu plus de 36 jours. Le couple, uni pour la vie et monogame, se charge à tour de rôle de couver puis de nourrir les jeunes, qui possèdent un duvet dès leur naissance. Les points noirs sur le ventre apparaîtront ensuite (gauche) : c’est pour eux l’équivalent de nos empreintes digitales puisqu’aucun manchot ne possède les mêmes points noirs qu’un autre. Les jeunes (droite) sont nourris par régurgitation jusqu’à leur mue, qui interviendra vers novembre, et qui leur permettra de pouvoir rejoindre les eaux poissonneuses.

Un adulte bouche l’entrée d’un nid creusé dans le sol. L’avantage d’un nid souterrain est double : protection contre la chaleur excessive et contre les prédateurs. Tandis que le mâle ou la femelle s’occupe des petits, le conjoint file à la mer rapporter du poisson (sardines, anchois).
L’eau nécessaire à l’organisme est tirée directement du poisson avalé. Ces manchots sont capables d’apnées de deux minutes et peuvent nager à 7 km/heure avec des pointes à 20 !


Manchots du Cap Spheniscus demersus



Vero à côté des manchots qui défendent fortement leur territoire si l’on est trop près.


Pour finir, quelques scènes de nourrissage des jeunes par régurgitation…




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