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Zimbabwe - Parc national de Hwange

Parc national de Hwange

Le parc de Hwange, à quelques heures de route au sud des chutes Victoria, est la plus grande réserve du Zimbabwe, avec ses 16 000 km² ! Il possède plus d’une centaine d’espèces de mammifères, et la plus grande population de chiens sauvages (lycaons) d’Afrique. Nous n’en n’avons pas vu, mais avons visité au passage un centre de soin et de réintroduction de ces chiens. Quant à Hwange, ce fut une immense déception : il y a certainement beaucoup de choses à voir, mais il faut tomber sur un guide compétent et surtout passionné, qui ne compte pas son temps. Ce ne fut pas notre cas ! Et pourtant, à l’époque où nous sommes passés, il n’y avait quasiment aucun touriste, car le pays était frappé de violences et nous avons du signer une décharge d’assurance pour s’aventurer dans l’ouest du Zimbabwe. Donc, Hwange, ça doit forcément valoir le coup, mais le GUIDE fait tout (comme un peu plus tard à Matopos…).
des Grands koudous au pied d’un acacia
des Grands koudous au pied d’un acacia

petit village typique de la région, sur la route principale entre Victoria Falls et Bulawayo
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 Struthio camelus, l’Autruche d’Afrique, un oiseau fréquent mais toujours impressionnant…
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un point d’eau près de notre camp, lui aussi éclairé la nuit
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1 - petit village typique de la région, sur la route principale entre Victoria Falls et Bulawayo
2 - Struthio camelus, l’Autruche d’Afrique, un oiseau fréquent mais toujours impressionnant…
3 - un point d’eau près de notre camp, lui aussi éclairé la nuit
4 - acacia

Le Messager sagittaire (Sagittarius serpentarius) est un grand rapace terrestre, à l’allure immédiatement reconnaissable. Seul membre de sa famille, les Sagittariidae, il doit son nom à une rangée érigée de plumes derrière la tête qui sont autant de flèches pointées en l’air. On le surnomme aussi le Serpentaire, car il se nourrit de ces reptiles. Avec sa tête d’aigle et ses pattes de grue pour mieux se déplacer dans les hautes herbes de la savane, c’est un oiseau très curieux. C’est d’ailleurs le seul oiseau de proie au monde, avec le caracara, à chasser à pied sur le sol.
Messager sagittaire (Sagittarius serpentarius)
Messager sagittaire (Sagittarius serpentarius)

L’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana) ! L’éléphant d’Afrique se caractérise par sa large tête, ses grandes oreilles couvrant les épaules et favorisant les échanges de chaleur (c’est très pratique pour en perdre quand il fait trop chaud), une trompe musculeuse, issue de la fusion et de l’élongation du nez et de la lèvre supérieure, et des défenses, présentes chez le mâle comme chez la femelle, bien que plus souvent développées chez le premier. Il est protégé par une peau épaisse parsemée de poils.
Plus gros mammifère terrestre, ce mastodonte pèse de 6 à 9 tonnes pour une hauteur de 3 à 3,5 mètres ! Il peut en course atteindre les 40 km/h, ce qui est remarquable pour un animal de cette taille ; son allure au pas est de 6 km/h.
éléphant d’Afrique (Loxodonta africana)
éléphant d’Afrique (Loxodonta africana)

Les éléphants sont herbivores, mais leur alimentation va bien entendu dépendre de leur milieu de vie : certains vivent en forêt, d’autres dans des semi­-déserts… Quatre grosses molaires de 30 cm de long leur permettent de broyer ces plantes. Elles sont remplacées une fois usées, mais un nombre de fois limité, si bien que les vieux individus meurent de faim le plus souvent et non de vieillesse. Ils peuvent parfois faire de gros ravages dans les arbres, les mettant à terre : chaque éléphant consomme en moyenne 225 kilos de végétaux ! Terminons en tordant le cou à une idée très répandue sur les supposés « cimetières d’éléphants », où les animaux se rendraient pour mourir. En réalité, leurs molaires affaiblies, les vieux individus sont poussés vers des endroits où la nourriture est plus facile à assimiler et meurent donc dans les mêmes parages. 
Ce sont des animaux très intelligents, avec un cerveau de grande taille. Ils vivent dans des sociétés matriarcales, emmenées, donc, par la femelle la plus âgée, accompagnée d’autres femelles et de jeunes. Éventuellement un jeune mâle peut les suivre, mais quittera vite le groupe en grandissant pour rejoindre un groupe de même sexe. Ils n’ont pas de prédateurs, mais des lions peuvent attaquer des individus affaiblis. 
éléphant d’Afrique-Loxodonta africana
éléphant d’Afrique (Loxodonta africana)

Ah la girafe ! le plus grand ruminant au monde, le plus haut bien entendu (5 à 6 mètres pour les plus grands mâles). Beaucoup de choses à dire sur la girafe ! Commençons par son nom latin camelopardalis : il vient des Romains qui considéraient cet animal comme un croisement entre deux autres espèces : le chameau et le léopard. Cameleopard fut donc son nom durant des siècles. Ce n’est qu’au XVIème siècle que l’on voit apparaître le mot girafe, venant de l’arabe ziraafa signifiant « grand ». De nombreuses sous-­espèces existent, et celle qui nous intéresse à Etosha est la spp. angolensis. Les fossiles sont une aide précieuse pour comprendre l’origine de la girafe : elle viendrait d’antilopes de trois mètres de hauteur vivant il y a 30 à 50 millions d’années.
girafe
girafe

Leurs caractéristiques principales, outre la taille, sont : les taches sur le corps, réparties uniformément sauf sous le ventre. Aucune girafe n’a le même motif qu’une autre, c’est leur carte d’identité, comme les zébrures le sont pour les zèbres. Les cornes ensuite, que les femelles ont plus petites que les mâles. sont un moyen infaillible pour distinguer les deux sexes : les cornes de la femelle se terminent par une touffe de poils, tandis qu’elles sont chauves chez le mâle (un résultat des nombreux combats pour avoir une femelle). Signalons que les cornes sont constituées de cartilage. Le cou, lui, est très long, et donne la forme élancée à la girafe. Elle ne possède pas pour autant un plus grand nombre de vertèbres que les autres animaux : sept, ce qui est le bon chiffre, mais elles sont allongées grâce à des joints flexibles entre chacune d’elles. Bien entendu, le long cou est une adaptation pour aller chercher les feuilles au sommet des arbres, ce qui permet à la girafe d’accéder à une niche nutritive qui n’appartient qu’à elle. Les pattes avant sont plus longues de 10% que les pattes arrière. Elle peut courir très vite (55km/h) mais pas longtemps. C’est bien sûr à ce moment d’arrêt que les prédateurs tentent de les attraper pour les faire tomber : seuls les lions leur posent une menace sérieuse mais la girafe peut très bien se défendre, un seul coup bien placé pouvant lui fracasser le crâne.
Une telle taille impose des modifications physiologiques drastiques : ne serait-ce que pour le système circulatoire ! En effet, le coeur, qui peut peser dix kilos, doit pourvoir pomper le sang pour le ramener jusqu’à la tête ! Il y a donc un complexe système de régulation de pression dans le haut du cou, qui empêche par exemple le sang de trop parvenir dans le cerveau lorsque la girafe a la tête en bas pour boire. Il y a aussi une pression énorme dans les jambes, unique chez les animaux. Les femelles se regroupent toujours en petits groupes. Ce groupe peut comporter un jeune mâle, qui habituellement rejoint d’autres mâles. Les plus vieux, eux , sont solitaires. Les girafes sont polygames et au bout de 15 mois, un seul petit naît, mais plus de 50% meurent rapidement (attaques soudaines des prédateurs).
Un Ganga de burchell (Pterocles burchelli) se promène au coucher du soleil.
Un Ganga de burchell (Pterocles burchelli) se promène au coucher du soleil.

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